Zoom sur … le Voigtländer Brillant n°2

Voigtländer est une marque d’appareils photos allemande. Créée en 1756 par Johann Christoph Voigtländer, cette entreprise fabriquait des instruments optiques de pointe et en 1849 ils lancent la fabrication des premiers appareils photo en métal au monde ! C’est donc de l’un de ceux-là dont je vais vous parler : le Brillant n°2. Il sera produit entre 1932 et 1951 et sera fabriqué en plusieurs versions, six exactement, dont certaines n’étaient pas en métal mais en bakélite (matière plastique mise au point en 1907 par le chimiste belge Leo Baekeland).

Le Brillant est un appareil photo argentique bi-objectif qui s’utilise avec une pellicule 120. Les deux optiques sont placées l’une au-dessus de l’autre : celle du bas pour la prise de vue et celle du haut pour la visée. Sur certaines versions, plus coûteuses, les deux objectifs sont couplés affin de pouvoir contrôler la mise au point. Sur les versions plus basiques, il n’existe pas de moyen pour la gérer, il faut donc se fier à son instinct. Le cadrage se fait sur un verre dépoli en visée poitrine, c’est n’est donc pas un réflex en visée directe comme nos appareils actuels. Le verre dépoli donnant une image très brillante au cadrage vous pouvez deviner d’où vient le nom de ce modèle !

Si j’ai décidé de faire un zoom sur le Voigtländer Brillant n°2 c’est que j’en ai un ma possession et que je voulais vous faire partager ma première expérience. Celle-ci, bien que, difficile était très intéressante. Je n’avais fait aucune recherche sur l’appareil que j’avais entre les mains car je me disais que cela ne devait pas être très compliqué … GROSSE ERREUR. La première difficulté que j’ai rencontrée était « mais comment monte-t-on la pellicule ?? ». Après des heures de recherches sur Internet j’ai enfin réussi à la positionner correctement. Une fois mon cadrage fait, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de cellule intégrée au boitier, il me fallait donc mesurer la lumière avec une cellule à main. Cette étape effectuée et mes paramètres réglés grâce aux bagues présentes sur l’objectif, j’ai voulu faire la mise au point mais là encore je me suis heurtée à un problème … J’avais beau tourner la bague de mise au point rien ne se passait. Après inspection du boitier j’ai compris qu’elle se faisait « à l’estimer » à l’aide des indications de distance en mètres inscrites sur le boitier. Par reflex, après avoir déclenché, j’ai regardé le dos de mon appareil … j’ai eu un gros fou rire lié à ma bêtise. Enfin est venu cette sensation étrange, un mélange entre la satisfaction d’avoir réussi et le moment de doute « ai-je bien fait mes réglages ? » mais surtout l’impatience de découvrir le résultat. Ma première photo au Voigtländer Brillant était faite ! Afin d’enclencher la nouvelle zone de prise de vue sur la pellicule, il faut tourner une petite molette. Le numéro dans la fenêtre ronde change, indiquant que la pellicule est bien positionnée. Enfin il faut croiser les doigts pour que ça soit le cas. Les prises s’enchainent et là c’est le drame ! Je ne me souvenais plus si j’avais utilisé la vue n°5 ou non … tant pis cela ferait des effets … J’ai donc fini cette pellicule un peu perplexe. Quelques jours plus tard je l’ai développée, le résultat était catastrophique : seulement huit photos sur douze sont sorties et elles étaient toutes floues.

Voici tout de même le résultat de ma première expérience (ce sont les négatifs scannés de ma série sur la vie d’une citrouille d’Halloween) :

Bilan de cette expérience : RE-CO-MMEN-CER ! Maintenant que j’ai compris le fonctionnement de l’appareil, la prochaine pellicule sera la bonne et je vous présenterai des photos réussies !

 

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