L’aventure Incadaqués

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. Les semaines précédentes je vous ai partagé mes expériences dans deux festivals français : la foire internationale de Bièvres et les promenades photographiques de Vendôme. En septembre, c’est en Espagne que j’ai participé à un festival photographique ! Pour la première fois Les Gobelins ont participé au festival Incadaqués et j’ai eu l’occasion d’y assister avec 9 autres étudiants et Ricardo Moreno, notre professeur référent durant ce voyage. Nous avons pris part à ce festival en temps que bénévoles pour aider à l’installation des expositions. 

Le festival Incadaqués se déroule fin septembre dans la ville de Cadaqués (la ville de Salvador Dali) et il regroupe 35 photographes qui exposent dans toute la ville.

Nous logions sur les hauteurs de la ville. Même si nous étions un peu loin du centre ville et que cela nous demandait encore un effort physique pour remonter là-haut après nos journées chargées, nous étions ravis d’avoir une aussi belle vue.

Le premier jour de travail nous avons déchargé les différents camions dans lesquels se trouvaient les œuvres. La ville étant aux trois quarts piétonne, il nous a fallu beaucoup de temps et d’énergie  pour apporter les œuvres dans leurs lieux d’exposition respectifs. Après un déjeuner plus que rapide, nous nous sommes rendus dans un local de vente à l’abandon pour le débarrasser et nettoyer de fond en comble. Ce local accueillera 3 photographes pour former la galerie Mia. Galerie dont nous serons en charge pendant tout le festival avec Charlotte et Lou-Anne.

Après l’avoir rangé, nous devions lui redonner un coup de jeune. Nous nous sommes donc armés de nos pinceaux et d’un grand pot de peinture blanche pour rafraîchir les murs et la façade du bâtiment. Bien que très long et peu passionnant, ce travail est indispensable (et finalement plutôt drôle à faire !). A peine avions nous fini qu’il fallait installer les oeuvres tout juste arrivées.

Durant les jours qui ont suivi, nous avons rencontré deux des photographes qui exposaient  la galerie Mia : Kalel KOVEN et Gil RIGOULET. Ce fut très enrichissant de pouvoir interagir avec eux sur la manière dont ils voyaient leur scénographie. Nous avons beaucoup appris en travaillant avec eux pour mettre en place leur vision selon l’espace et la disposition des murs que nous avions.

Nous avons eu beaucoup de difficultés avec notre galerie. Tout d’abord, ce n’était pas évident de trouver du matériel pour faire l’accrochage, car il y en avait très peu pour une dizaine de galeries. Il fallait souvent courir dans toute la ville après le marteau et les vis… Ensuite nous nous sommes rendu compte qu’il était impossible de planter un clou dans les murs de la galerie Mia car ils étaient trop durs. Après avoir posé des repères, nous nous sommes donc mis en quête d’une perceuse. 

Nous ne sommes pas restés très longtemps au chômage technique, car même si nous avions un contre-temps pour notre galerie, nous avons été réquisitionnés pour aider à décharger ou accrocher des oeuvres et même pour faire la scénographie d’autres expositions. Nous avons également dû afficher la signalétique pour le vernissage. Celle-ci se présentait sous la forme de dos bleus à accrocher sur les murs de la ville. Le rythme était épuisant mais les discussions avec les photographes ont su nous rebooster.

Quelques jours avant le vernissage nous avons été formés à vendre les tickets d’entrée. Ce n’était pas prévu et pas très passionnant mais nous l’avons tout de même fait de bon gré. Il était difficile de parler espagnol pour la plupart des étudiants mais fort heureusement, beaucoup de visiteurs parlaient français et nous avons tout de même réussi à nous faire comprendre.

Après avoir passé la journée à courir pour finir d’installer les expositions et à vendre des billets nous devions encore veiller au bon déroulement des vernissages, ce qui ne nous a pas permis d’en profiter pleinement.

Durant ces quelques jours, nous avons eu la chance de rencontrer l’équipe de Granon Digital qui était à l’origine des quotidiens distribués durant les 4 jours du festival. A l’intérieur se trouvaient certaines oeuvres des photographes avec la date et le lieu de leur vernissage. Les photos étaient réinterprétées grâce au procédé de la risographie. Ils étaient vendus par deux étudiantes de Gobelins, à la sauvette, dans les rues de Cadaqués. Cette revisite en risographie a d’ailleurs sûrement dû donner quelques idées à nos professeurs puisque qu’ils nous ont organisé un atelier de risographie en fin de deuxième année ! Vous découvrirez bientôt tout cela dans un article dédié.

Le dernier jour de notre périple nous avons enfin pris le temps de visiter tous ensemble les sentiers à côté de notre logement. Cela a été très ressourçant. Je regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour photographier cette magnifique ville qu’est Cadaqués mais voici tout de même quelques photos prises à l’argentique. 

Le bénévolat durant ce festival a été éreintant bien que constructif. Je sais désormais quels sont les indispensables pour monter plusieurs expositions en même temps lors d’un festival et l’importance de la communication entre les organisateurs, les bénévoles et les photographes exposés. J’ai également eu la chance de côtoyer deux photographes attachants qui nous ont fait confiance et qui on pris en compte notre avis durant l’accrochage de leurs œuvres. L’entraide entre étudiants et le soutien que nous pouvions avoir auprès de Ricardo était également très appréciables. Cette expérience aura permis de renforcer les liens que nous avions déjà au sein de la team Gobelins qui a participé à ce voyage.

PS : je tiens à remercier Lauréline, Lou-Anne et Charlotte pour m’avoir autorisé à utiliser leurs photos en illustration de cet article puisque les miennes ont disparu avec ma carte SD…

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2 réflexions sur “L’aventure Incadaqués

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