Une campagne de pub extraORdinaire

Qui dit commande pour une campagne de pub, dit maquette. Une maquette est une mise en page chartée fournie par la marque commanditaire pour la mise en valeur d’un produit donné. Elle va par exemple contenir les textes, le logo et les éléments constitutifs de l’image d’une marque.

Afin de réaliser une photo s’adaptant à la maquette, il faut penser à cadrer plus large, c’est-à-dire à laisser des marges autour de la composition (notamment en haut et en bas) lors de la prise de vue. La tâche n’étant pas simple, il est possible de s’aider d’un logiciel de prise de vue nommé Capture One. Ce logiciel permet de visualiser les images prises instantanément sur l’ordinateur. Grâce à l’onglet « superposition » du menu « recadrage », la maquette peut être visualisée directement sur l’image pour vérifier que le cadrage est assez large. Cependant, la maquette n’est là que pour cette vérification. Lors de l’exportation des fichiers, elle disparait et il faut la remettre via un logiciel de retouche.

Pour cet exercice je devais créer une pub pour une capsule de l’OR Espresso. Il était demandé de mettre en valeur les arômes de celle-ci au travers de la composition. J’ai donc choisi la capsule Lungo Elegante – Intensité 6, qui est caractérisée par ses arômes intenses et fleuris. Suivant cette spécificité j’ai décidé de mettre en scène une rose d’un rouge intense renfermant la capsule, accompagnée d’un bouton de rose doré.

Pour faire ressortir les contours de la fleur et de la tige d’un côté tout en les effaçant de l’autre, j’ai utilisé un flash monté d’un bol couplé à un nid d’abeille médium. J’ai également utilisé une astuce fort efficace pour obtenir un fond noir sans reflet : le velours. Cette matière absorbe la lumière produite par les flashes et donne un rendu totalement noir. Le dernier élément matériel pour faire ce shoot est un flash habillé d’un snoot, servant à concentrer la lumière sur un point précis, ici la capsule.

Faire une reproduction d’œuvre d’art

La reproduction d’œuvre d’art est une technique photographique utilisée pour illustrer les catalogues de vente ou de musée. Il faut donc absolument que la photo reproduise exactement les couleurs, les textures et les brillances du tableau.

Tout d’abord il faut utiliser un objectif  à focale fixe pour avoir un excellent piqué. Il faut également utiliser l’objectif le mieux adapté au boitier afin de reproduire la vision de l’œil humain.  Pour éviter la déformation, l’appareil doit être positionné parfaitement face au tableau ainsi le capteur et l’œuvre sont parallèles. De plus il faut suspendre le tableau à une distance suffisante du fond, pour éviter d’avoir des ombres. Les photos sont généralement prises sur fond blanc car cela permet de ne pas avoir de retour de couleur sur l’œuvre et de faciliter le détourage s’il faut enlever le fond.

Pour faire une bonne reproduction, il faut également faire un travail de lumière.

LightingSetupLa lumière doit être très homogène. Pour cela on utilise deux sources de lumière les plus identiques possible. On les dispose à la même distance du  tableau. Différents modeleurs peuvent être utilisés pourvu qu’ils soient doux pour éviter les éclats de lumière importants sur le tableau. Pour vérifier l’homogénéité on peut réaliser une image test en plaçant des morceaux de papier blanc aux quatre coins de l’image, s’ils ont exactement la même luminosité notre éclairage est homogène.

Pour être sûr de retranscrire les couleurs de l’œuvre il faut utiliser une charte de couleur Q-14 (ou Q-13). Mettre la charte de couleurs sur la photo permet de faire ensuite une comparaison des valeurs grâce à la pipette dans le logiciel Photoshop. On peut ainsi vérifier que les couleurs du tableau sont identiques à celles de la reproduction. Pour donner une bonne idée de la taille du tableau il est également possible de placer une règle graduée sur un bord du tableau. Attention : il faut tout de même faire une photo sans la charte et la règle car les deux photos peuvent être demandées.

Voici l’exemple d’une reproduction que j’ai réalisée :

Bouh !

Aujourd’hui c’est Halloween ! Pour cette occasion je voulais vous faire découvrir ma vision de Jack-o’-Lantern. Ceci me permet également de vous parler d’une technique photographique : la photo à la bougie.

Pour photographier la flamme d’une bougie il faut une vitesse lente et un diaphragme fermé, ici j’ai utilisé les paramètres suivants : 1s et f/20. Avec ces réglages je voyais parfaitement la flamme et l’ambiance de la bougie mais de par sa position enfermée, elle était peu éclairée.  Pour remédier à cela il faut une autre source de lumière. L’aspect technique de cette photo est donc d’utiliser deux sources lumineuses sans que l’une prenne le pas sur l’autre. Pour cela le flash doit être à une puissance très faible afin d’éclairer la citrouille tout en gardant l’ambiance donnée par la bougie. Deux éclairages différents veut obligatoirement dire deux températures de couleur différentes ce qui peut s’avérer très embêtant. Comme je voulais garder  le coté très jaune de la bougie j’ai volontairement fait la balance des blancs par rapport à mon éclairage de flash ce qui conserve le coté très chaud de tout ce qui est éclairé par la bougie. Si j’avais voulu un éclairage neutre de la bougie j’aurai dû placer une gélatine rouge sur mon flash.

En espérant que cette photo aura su vous effrayer, je vous souhaite un très macabre Halloween …

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Des lumières dans la nuit

Même si les jours raccourcissent il faut bien s’occuper, et hors de question d’arrêter de faire des photos uniquement parce qu’il fait nuit ! Une solution aussi belle qu’amusante existe pour illuminer les douces soirées d’automne : le light painting. Et si cette technique est à la mode actuellement, elle existe depuis les années 40 ! La preuve en image :

Picasso utilisant la technique du light painting. (Photo by Gjon Mili/The LIFE Picture Collection)

Le light painting consiste à faire des dessins avec une forte source de lumière dans un lieu sombre avec un temps de pose long, c’est-à-dire avec une vitesse d’obturation de 15 ou 30 secondes. Pour réaliser une photo en light painting, il faut régler son appareil avec les ISO au minimum et l’ouverture du diaphragme assez petite. L’idée est d’avoir un fond très sombre voire complétement noir et de l’embellir avec des éléments lumineux. Il peut être utile de placer des marqueurs dans la zone physique de la photo afin que le modèle connaisse les bords du cadrage. Puisque le temps de pose est allongé pour avoir le temps de dessiner, il est nécessaire d’utiliser un trépied pour éviter tout mouvement. Pour éviter les mauvaises surprises, je vous conseille également de faire la mise au point avant le déclenchement de la prise de vue. Pour cela vous pouvez demander à votre modèle de se placer comme pour la photo avec une lampe torche et choisissez la zone de mise au point en manuel. Si vous souhaitez faire apparaitre le modèle en plus des éléments lumineux, il suffit de faire un flash court pendant le temps de pose.

Le light painting demande de l’entrainement, alors sauf si vous faites appel à un pro du dessin, vous allez certainement devoir vous y reprendre à plusieurs fois pour obtenir le résultat escompté. C’est une technique photo qui demande de la patience !

Dans le cadre de mon exercice imposé, j’ai souhaité réaliser une thématique sur le rêve, comme dans les bulles d’une BD. L’étudiante rêvasse à un monde sous-marin et la lumière permet de matérialiser ses pensées.

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Merci à Léa Lepioufle d’avoir joué les modèles et à Marie Morandi pour ces beaux dessins !

Une vague de fraîcheur

En ces jours de grande chaleur je vous propose découvrir une photo pleine de fraîcheur. Je l’ai réalisée pour approfondir un exercice vu en classe : celui de la goûte d’eau ! Il fallait prendre en photo la réaction d’un liquide juste après l’impact d’une goûte sur celui-ci. J’ai voulu refaire cette photo avec deux liquides de densités différentes pour voir si la réaction changeait. J’ai donc utilisé de l’eau et de la grenadine afin de joindre l’utile à l’agréable ! J’ai également voulu mettre en scène cette réaction pour lui donner de l’intérêt : comme si l’on capturait l’instant précis où la préparation de notre boisson rafraîchissante tant attendue touche à sa fin. Le fait d’utiliser un verre apportait une difficulté supplémentaire par rapport à l’éclairage à cause de la transparence, mais j’aime relever des défis. J’ai donc opté pour un éclairage indirect en contre-jour.

 

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La couleur dans tous ses états

Les couleurs peuvent être naturelles ou travaillées par l’homme mais elles ont toutes une interprétation associée. Bleu pour les garçons et rose pour les filles, toutes les couleurs ont une signification en société. Pourtant la nature n’a pas créé des couleurs uniquement pour qu’on les utilise en marketing. Ces triptyques ont pour but de montrer que les couleurs existent au delà des significations qu’on peut leur attribuer : elles sont là pour être rendre le monde plus beau.

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Dans l’ombre de la modernité

Chaque objet technologique que nous utilisons au quotidien a un jour été une machine manuelle. Celles-ci ne sont plus utilisées pour leur fonction première mais servent le plus souvent d’objets de décoration. Elles restent dans l’ombre des nouvelles technologies car elles représentent leur histoire. J’ai donc voulu matérialiser cela dans cette série de photos en studio où les ombres des objets sont en fait celles de leurs ancêtres.

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De l’autre côté du miroir

Comme disait Magritte : ceci n’est pas une pipe. L’art n’est pas la réalité, il est le reflet de celle-ci vu par les yeux de l’artiste. Parfois l’art peut embellir la réalité comme dans la publicité. D’autres fois il peut permettre à l’artiste de tromper le spectateur. Ici c’est ce que j’ai choisi de faire en utilisant des miroirs. Alors, saurez-vous différencier l’objet de son reflet ?

La gourmandise

Aujourd’hui je vous dévoile une photo qui a été réalisée dans le cadre d’un travail pour mon Book technique pour le Bac 2016. Celle-ci avait pour but de montrer comment nous maitrisions la profondeur de champ. Pour cette photo, la condition donnée par mon professeur était de faire une photo culinaire. J’ai choisi de prendre en photo des verrines de Mont Blanc de différentes couleurs. J’ai choisi ce produit pour des questions pratiques. Les conserves sont facilement transportables et ne se dégradent pas à la chaleur. Une raison plus personnelle est que j’aime particulièrement les couleurs très pastel de ces desserts. La texture est également intéressante. Pour le décor j’ai choisi un fond blanc afin d’accentuer le côté pur et doux de la photo.

J’espère que cette photo vous plaira ! Bon week-end à tous et à très bientôt.

Neté

Le temps qui passe

On se retrouve aujourd’hui pour une photo qui a été réalisée dans le cadre d’un travail pour mon Book technique pour le Bac 2016. Celui-ci avait pour but de montrer comment nous maitrisions la lumière dans des conditions « difficiles ». Pour cette photo, la condition était de photographier un objet brillant et le professeur nous avait imposé une montre. J’ai choisi de prendre en photo une montre à gousset, mise en scène avec une simple lettre pour fond. J’aurais pu également la mettre sur un fond blanc pour faire une pub mais je trouvais cette mise en scène plus intéressante pour montrer le temps qui passe. J’ai traduit ceci par l’ancienneté de la montre et le rapport à l’attente de la réponse à la lettre.

J’espère que cette photo vous plaira, n’hésitez pas à donner votre avis !

Brillance