Au fil de la laine en Toscane

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. Pour ce dernier voyage nous nous rendons en Toscane afin de réaliser un double projet !

Pour ce voyage nous sommes, comme pour le workshop à Villemer, partis à 10 : 5 étudiants de 1ère année et 5 de 2ème année. C’est Hervé Bialé, notre professeur de retouche, qui a organisé ce séjour. Il avait un contact au sein de l’entreprise Fili di lana et nous a donc proposé de travailler en collaboration avec eux pour leur fournir des photos de leurs produits. Fili di lana est une société qui fabrique des foulards, des étoles, des chapeaux, des gants, des ponchos etc. le tout entièrement made in Italy. 

Durant ce voyage je souhaitais réaliser en plus des photos des produits, un mini film avec des plans en noir et blanc dans l’usine et des plans en couleur avec les foulards flottant au vent dans les paysages toscans pour promouvoir le made in Italy. Je devais également réaliser, comme les autres élèves de 2ème année présents, une série d’images pouvant être utilisées dans le cadre du workshop “risographie”, organisé en parallèle de ce voyage. 

Dès notre arrivée, après un bon plat de pâtes à la carbonara préparé par nos hôtes, nous sommes allés découvrir l’usine et les produits de la marque. Puis nous sommes partis nous balader dans le village où nous logions. Des paysages magnifiques se dressaient devant nous. Nous en avons donc profité pour faire quelques photos à l’argentique. Voici quelques photos backstage.

Charlotte souhaitait s’essayer à la photographie de nuit. Je l’ai donc assistée dans ses expériences et j’en ai profité pour faire quelques tests également. Voici le résultat :

Les jours qui ont suivi, nous avons visité les villages des alentours. Nous en avons profité pour faire des photos pour le workshop “risographie”. Le thème de celui ci était “architecture fantasmée et paysage urbain”. Lors de la prise de vue, il fallait penser à prendre en compte le fait que ces photos seraient imprimées en risographie. C’est-à-dire imprimées en 2 ou 3 couches colorées seulement. Pas d’inquiétude si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous ferai un petit article sur le sujet pour la photo technique de septembre ! 

Dans un premier temps, je souhaitais réaliser des photos d’objets ou de lieux sacrés mais cela ne m’a pas enthousiasmé très longtemps. J’ai donc photographié à l’argentique des paysages urbains et végétaux que je pourrais associer ensemble pour le rendu. 

Après quelques jours à se balader, il était temps de rentrer dans le vif du sujet. Nous avions un après-midi pour déambuler dans l’usine afin de réaliser toutes les images que nous souhaitions. J’ai donc pris mon Steadicam (un système stabilisateur de prise de vues portatif) et le Sony alpha 7R de l’école et je me suis mise au travail.

Le lendemain j’ai filmé les foulards dans les paysages toscans et la maison, typique, que nous occupions.

Après ce périple nous avons enchaîné avec le workshop “risographie” puis j’ai réalisé un stage, je n’ai donc pas eu le temps de finir de monter le film mais je vous le dévoilerai fin août !

Hervé nous avait organisé quelques rencontres durant ce voyage, dont la première avec la scuola de la fondazione Studio Marangoni di Firenze. Avec les élèves de cette école, nous avons fait un échange sur des lectures de portfolios pour comparer nos travaux et s’enrichir mutuellement. Nous avons également rencontré un architecte italien du nom de Franco Vannini, qui nous a fait un petit cours sur l’histoire de l’art en Italie.

Merci à Hervé et Elisabetta, nos organisateur et hôte de ce voyage mais surtout nos papa et maman de ce séjour. Merci également à l’équipe de Fili di lana qui nous a ouvert les portes de son usine et prêté ses produits. 

Pour finir, merci à mes super acolytes de voyage Eugénie, Charlotte, Marjory et Lucie notre super pilote !

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Le mélange des espaces à Villemer

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. Cette fois-ci nous sommes partis en Bourgogne pour réaliser un workshop sur le thème “inside/out” afin de faire une exposition pour la journée portes ouvertes de l’école.

Avec 5 élèves de première et deuxième années mélangé, nous avons donc fait route vers Villemer. Nous avons eu la chance d’être logés dans la maison d’un de nos professeurs : Maroussia Podkosova. Cette demeure était remplie d’objets en tout genre qui ne demandaient qu’à être dépoussiérés et exploités.

Le lendemain de notre arrivée nous avons fait une petite réunion pour parler du thème, de nos idées et pour chercher des inspirations. Nous avons également fait du repérage autour de la maison pour trouver des lieux adaptés aux shoots.

Le thème et les lieux m’ont beaucoup inspiré. J’ai décidé de réaliser une série qui dénonce cette envie de retourner à la nature tout en conservant notre confort, souvent peu éco-responsable il faut bien le dire ! Nous souhaitons faire entrer la nature à l’intérieur de nos maisons pour avoir bonne conscience mais dans ce cas, pourquoi ne pas mettre nos meubles en extérieur ?  J’ai donc choisi de recréer des espaces intérieurs au milieu des champs, loin de tout urbanisme. Pour matérialiser le mélange des espaces, j’ai choisi d’utiliser des portes et fenêtres qui délimitent l’espace intérieur. Mais il me fallait encore trouver ces éléments ! Par chance le voisin de notre logement avait des décors de cinéma et il a bien voulu nous prêter certaines choses. Ensuite fallait-il encore que tout ce bazar rentre dans ma voiture pour l’apporter dans les champs… 

Avec Eugénie et Charlotte nous nous sommes entraidées pour nos shootings respectifs. Cela s’est avéré bien utile pour avoir une assistance logistique et un œil différent sur les projets de chacune.

Le soir nous retouchions nos images tout en pensant à d’autres scénographies possibles avant d’aller cuisiner de bons petits plats entre copines.

Après quelques jours de shoot, dans la bonne humeur (mais aussi dans le froid !!) nous avons fait une nouvelle réunion pour parler de l’accrochage aux portes ouvertes de l’école. En raison du thème et des moyens humains que nous avions, il a été décidé très rapidement de recréer une maison à l’intérieur des studios de l’école. Nous avons créé des plans et commencé à placer les différentes séries à l’intérieur de ce lieu fictif en fonction du nombre d’images que chacun pensait pouvoir fournir.

Voici les images de la série que j’ai réalisé durant cette semaine intense, bien qu’un peu courte pour exploiter tout le potentiel de ce lieu.

Nous avons peu eu l’occasion de faire des photos personnelles ou de flâner aux alentours car l’élaboration de nos projets nous a pris tout notre temps libre. J’ai tout de même pu faire quelques photos à l’argentique que vous pouvez retrouver sur mon Zoom sur… le Brownie Junior Six-20.

Moi qui essaye de comprendre comment fonctionne le Kodak Brownie Junior Six-20

Quelques semaines après notre retour, nous avons monté l’exposition pour les portes ouvertes. Les premières années ont construit la maison avec Germain et par la suite, nous avons accroché les photos en dos bleu ou en cadres sur les murs selon le parcours que nous avions prévu pendant notre séjour.

Merci à Maroussia pour nous avoir proposé ce superbe thème et de nous avoir accueilli dans son cocon. Un grand merci également à Germain qui nous a aidé à réaliser nos idées les plus folles en ce qui concerne la scénographie. Et bien sûr, merci à Eugénie et Charlotte qui m’ont assisté malgré le froid et la pluie. Sans elles cette série n’aurait pas vu le jour.

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L’aventure Incadaqués

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. Les semaines précédentes je vous ai partagé mes expériences dans deux festivals français : la foire internationale de Bièvres et les promenades photographiques de Vendôme. En septembre, c’est en Espagne que j’ai participé à un festival photographique ! Pour la première fois Les Gobelins ont participé au festival Incadaqués et j’ai eu l’occasion d’y assister avec 9 autres étudiants et Ricardo Moreno, notre professeur référent durant ce voyage. Nous avons pris part à ce festival en temps que bénévoles pour aider à l’installation des expositions. 

Le festival Incadaqués se déroule fin septembre dans la ville de Cadaqués (la ville de Salvador Dali) et il regroupe 35 photographes qui exposent dans toute la ville.

Nous logions sur les hauteurs de la ville. Même si nous étions un peu loin du centre ville et que cela nous demandait encore un effort physique pour remonter là-haut après nos journées chargées, nous étions ravis d’avoir une aussi belle vue.

Le premier jour de travail nous avons déchargé les différents camions dans lesquels se trouvaient les œuvres. La ville étant aux trois quarts piétonne, il nous a fallu beaucoup de temps et d’énergie  pour apporter les œuvres dans leurs lieux d’exposition respectifs. Après un déjeuner plus que rapide, nous nous sommes rendus dans un local de vente à l’abandon pour le débarrasser et nettoyer de fond en comble. Ce local accueillera 3 photographes pour former la galerie Mia. Galerie dont nous serons en charge pendant tout le festival avec Charlotte et Lou-Anne.

Après l’avoir rangé, nous devions lui redonner un coup de jeune. Nous nous sommes donc armés de nos pinceaux et d’un grand pot de peinture blanche pour rafraîchir les murs et la façade du bâtiment. Bien que très long et peu passionnant, ce travail est indispensable (et finalement plutôt drôle à faire !). A peine avions nous fini qu’il fallait installer les oeuvres tout juste arrivées.

Durant les jours qui ont suivi, nous avons rencontré deux des photographes qui exposaient  la galerie Mia : Kalel KOVEN et Gil RIGOULET. Ce fut très enrichissant de pouvoir interagir avec eux sur la manière dont ils voyaient leur scénographie. Nous avons beaucoup appris en travaillant avec eux pour mettre en place leur vision selon l’espace et la disposition des murs que nous avions.

Nous avons eu beaucoup de difficultés avec notre galerie. Tout d’abord, ce n’était pas évident de trouver du matériel pour faire l’accrochage, car il y en avait très peu pour une dizaine de galeries. Il fallait souvent courir dans toute la ville après le marteau et les vis… Ensuite nous nous sommes rendu compte qu’il était impossible de planter un clou dans les murs de la galerie Mia car ils étaient trop durs. Après avoir posé des repères, nous nous sommes donc mis en quête d’une perceuse. 

Nous ne sommes pas restés très longtemps au chômage technique, car même si nous avions un contre-temps pour notre galerie, nous avons été réquisitionnés pour aider à décharger ou accrocher des oeuvres et même pour faire la scénographie d’autres expositions. Nous avons également dû afficher la signalétique pour le vernissage. Celle-ci se présentait sous la forme de dos bleus à accrocher sur les murs de la ville. Le rythme était épuisant mais les discussions avec les photographes ont su nous rebooster.

Quelques jours avant le vernissage nous avons été formés à vendre les tickets d’entrée. Ce n’était pas prévu et pas très passionnant mais nous l’avons tout de même fait de bon gré. Il était difficile de parler espagnol pour la plupart des étudiants mais fort heureusement, beaucoup de visiteurs parlaient français et nous avons tout de même réussi à nous faire comprendre.

Après avoir passé la journée à courir pour finir d’installer les expositions et à vendre des billets nous devions encore veiller au bon déroulement des vernissages, ce qui ne nous a pas permis d’en profiter pleinement.

Durant ces quelques jours, nous avons eu la chance de rencontrer l’équipe de Granon Digital qui était à l’origine des quotidiens distribués durant les 4 jours du festival. A l’intérieur se trouvaient certaines oeuvres des photographes avec la date et le lieu de leur vernissage. Les photos étaient réinterprétées grâce au procédé de la risographie. Ils étaient vendus par deux étudiantes de Gobelins, à la sauvette, dans les rues de Cadaqués. Cette revisite en risographie a d’ailleurs sûrement dû donner quelques idées à nos professeurs puisque qu’ils nous ont organisé un atelier de risographie en fin de deuxième année ! Vous découvrirez bientôt tout cela dans un article dédié.

Le dernier jour de notre périple nous avons enfin pris le temps de visiter tous ensemble les sentiers à côté de notre logement. Cela a été très ressourçant. Je regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour photographier cette magnifique ville qu’est Cadaqués mais voici tout de même quelques photos prises à l’argentique. 

Le bénévolat durant ce festival a été éreintant bien que constructif. Je sais désormais quels sont les indispensables pour monter plusieurs expositions en même temps lors d’un festival et l’importance de la communication entre les organisateurs, les bénévoles et les photographes exposés. J’ai également eu la chance de côtoyer deux photographes attachants qui nous ont fait confiance et qui on pris en compte notre avis durant l’accrochage de leurs œuvres. L’entraide entre étudiants et le soutien que nous pouvions avoir auprès de Ricardo était également très appréciables. Cette expérience aura permis de renforcer les liens que nous avions déjà au sein de la team Gobelins qui a participé à ce voyage.

PS : je tiens à remercier Lauréline, Lou-Anne et Charlotte pour m’avoir autorisé à utiliser leurs photos en illustration de cet article puisque les miennes ont disparu avec ma carte SD…

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Les promenades photographiques de Vendôme

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. La semaine dernière, je vous ai parlé de mon premier voyage à Biarritz. Aujourd’hui je vais vous parler du second. Durant l’été, c’est l’effervescence des festivals de musiques, mais pas seulement. La foire internationale de la photo à Bièvres annonce pour moi le début des festivals photographiques. Juste après arrive un autre festival que j’ai découvert il y a maintenant un an : les promenades photographiques de Vendôme.

Les promenades photographiques sont un appel à découvrir et à redécouvrir la photographie. Le festival met un point d’honneur sur la cohabitation entre, des photographies connues ou inédites de photographes renommés, des photographies oubliées et des auteurs en pleine émergence. Les expositions sont gratuites pour en permettre l’accès à tous. Dans cette idée de découvrir la nouvelle génération de photographes, le festival organise deux événements majeurs : Le prix mark Grosset qui récompense des étudiants en fin de cursus, et le Campus des promenades photographiques. L’événement se déroule dans toute la ville de Vendôme : chaque espace public est préparé en amont pour accueillir les expositions. C’est toute la ville qui s’investit pour l’occasion.

J’ai pu participer à ce campus en 2018  grâce à l’école qui propose chaque année à quelques uns des ses étudiants en première année d’y participer. Cette année, nous étions six.

Après quelques heures sur les nationales, nous sommes arrivés dans ce magnifique village. Malgré sa petite taille, nous avons réussi à nous perdre pour trouver le camping qui accueillait tous les étudiants participant au campus. Ce lieu est un endroit clé de cette aventure car tous les étudiants s’y retrouvent et cela permet de discuter sur les pratiques photographiques de chacun ainsi que sur nos différents parcours. 

Après s’être installés, nous avions rendez-vous dans les locaux d’une troupe de théâtre qui nous ont été gracieusement prêtés pour devenir le QG du campus. Mat Jacob (photographe et CO fondateur du collectif Tendance Floue), qui supervise ce campus, nous a fait part des thèmes, du déroulement et de la finalité du projet. Durant cette réunion nous avons retrouvé Maroussia Podkosova, notre référente pour ce séjour, mais aussi les élèves et référents des 4 autres écoles présentes pour le campus : l’EMI, l’ETPA, l’atelier photo de la Sorbonne, Agnès Varda (Belgique)

Le thème principal était « Slogans de Mai 68 », mais nous avions 5 sous thèmes : 

  • La vie est ailleurs 
  • L’imagination au pouvoir 
  • La liberté en chantier 
  • La beauté et dans la rue 
  • Vivre au présent

Ces sous-thèmes avaient pour but de créer des groupes, dans lesquels il était possible de créer des images de groupe ou des images individuelles. Mais le but final était de réaliser une fresque commune à tous les groupes.

Personnellement j’ai choisi d’intégrer le groupe “Liberté en chantier” et comme le dit si bien Laureline Reynaud du blog Par les yeux de la Coccinelle, je fus “ le vilain petit canard du groupe Liberté en chantier » puisque  j’ai préféré faire une série personnelle plutôt que de participer à l’image collective qui avait été décidée par mon groupe. Je vous laisse d’ailleurs aller jeter un coup d’œil, à son article pour découvrir son avis sur ce campus. Elle y parle également des différentes séries réalisées par les élèves de Gobelins.

Le lendemain de ce brief nous avons eu une réunion avec le responsable France de Fujifilm  qui nous a fait découvrir le boîtier Fuji X-PRO 2. Des boîtiers ont été mis à notre disposition tout au long du séjour. C’était l’un des nombreux et jolis partenariats que le campus propose. Dans l’après-midi nous avons eu un moment par groupe pour parler avec les référents de chaque école de nos idées afin de mûrir les projets et de trouver des solutions à nos différentes problématiques.

Le troisième jour nous avons commencé à shooter. Nous n’avions que quelques jours pour cela. Pour ma part je n’ai pas beaucoup shooté mais j’ai eu l’occasion de poser pour nos amis de l’école belge, Badr et Samir qui réalisaient des mises en scène chez les habitants du village. Grâce à eux j’ai vécu de beaux moments de partage avec les habitants.

Après ces quelques jours de création d’image et de discussion avec les référents et les autres étudiants sur l’avancement de nos séries, les référents de chaque école ont dû trancher sur la manière d’agencer les photos sur le mur. Cette étape a été une grande source de débats car il est difficile d’accepter que l’intégralité de chaque série ne sera finalement pas affichée. C’est frustrant de s’investir autant et de n’avoir qu’une seule partie de son travail présentée. Avec du recul, je me suis rendu compte que les référents devaient faire un choix et que c’était le résultat final et collectif qui importait le plus.

Après une journée et une longue nuit de réflexion, le choix des photos était fait. Il ne nous restait plus qu’à traiter nos images pour les envoyer à Picto afin de les faire imprimer sur du dos bleu. Un ambassadeur Picto était à nos côtés pour nous expliquer comment bien préparer ses images pour l’impression.

Nous avons ensuite eu quelques jours plus calmes durant lesquels nous avons eu des regroupements pour assister à des conférences durant lesquelles nous avons eu l’occasion de participer à des lectures de book collectives, des rencontres avec des photographes et des organismes photo.

Les tirages arrivés, nous avons tous ensemble participé à l’affichage. La particularité des photos à dos bleu est qu’elle se collent à la manière d’un papier peint. C’est ce procédé qui est généralement utilisé pour les affiches dans le métro. Cela a été un travail de longue haleine mais plutôt intéressant. Nous en avons également profité pour aider les bénévoles à préparer les autres expositions.

Le travail d’une semaine et demie était fini ! Place au vernissage !

Le vernissage s’est déroulé sur deux jours. Il a pris la forme d’une promenade dans la ville au gré des expositions. Ce fut un moment magique. De plus, lors de ce vernissage il était possible de rencontrer de grands photographes comme Sarah Moon.

Durant ce séjour, j’ai choisi de montrer la liberté à travers la nature car pour moi elle ne répond à aucune interdiction. Le thème que j’ai choisi étant  » la liberté en chantier » j’ai trouvé intéressant d’intégrer des panneaux de signalisation de chantier dans les paysages. Vous me direz “mais où trouver des panneaux de signalisation sans les emprunter illégalement sur les chantiers ?”. Comme je vous l’ai dit précédemment, toute la ville s’investit dans ce festival mais aussi pour le campus ! Grâce à cela j’ai pu demander au responsable signalisation de la voirie s’il pouvait me prêter quelques uns de ses panneaux. Il a accepté avec plaisir et j’ai chargé 5 panneaux de signalisation dans ma petite voiture (d’ailleurs je remercie Louise et Léa qui m’ont aidé à les charger et à les déplacer !).

Voilà maintenant mon travail durant ce séjour :

Aujourd’hui je ne suis plus tout à fait convaincue par cette série. Car après avoir pris du recul, je pense que je ne suis pas allée suffisamment loin dans mon idée et dans sa réalisation. Je me suis probablement plus investit plus dans le côté humain, dans la rencontre d’autres étudiants et dans l’apprentissage de ce qu’est la préparation d’un festival. Je voulais tout de même vous montrer le résultat même si ce n’est pas ce que je retiens de cette expérience active dans un festival photo. Les rencontres que j’y ai fait, la découverte et la satisfaction d’avoir participé à ce festival sont plus importants.

Les pieds dans l’eau à Biarritz

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. Mon premier voyage était une mission qui a duré une semaine. Nous sommes une petite dizaine d’élèves à être partis avec le magazine Basque international à Biarritz. Le but de ce voyage était que chacun d’entre nous réalise une série d’images qui seraient intégrées dans le magazine.

Dès notre arrivée à Biarritz nous avons rencontré Taki Bibelas, le créateur du magazine mais aussi un grand photographe de mode qui nous a expliqué le fonctionnement de ce biannuel. 

Après une bonne nuit de sommeil pour nous remettre de notre périple en bus nous avons décidé d’aller visiter les alentours du camping, situé à 5 minutes de la plage. Appareil argentique au tour du cou, nous avons fait une petite randonnée de repérage sur les sentiers qui longent les bords des falaises. Des paysages sublimes se dressaient devant nous. Les jours qui ont suivi nous avons continué à explorer les environs, de jour comme de nuit.

Un soir nous avions rendez-vous avec Taki Bibelas pour l’assister sur un shooting de la marque Rip Curl qui avait prêté des vêtements. Celui-ci devait être intégré dans le magazine. Voir un photographe aguerri shooter dans ces magnifiques paysages était très captivant.

Source : @photogobelins

Un autre soir nous sommes allés à la rencontre d’un club de surf, sujet incontournable à Biarritz et donc dans le magazine Basque international !

Nous avons rencontré beaucoup de monde et certains étudiants ont fait des portraits des surfeurs mais personnellement j’ai préféré me faufiler dans le local de l’association, avec leur accord bien évidemment. Ce lieu était plutôt photogénique.

Ce soir-là nous avons également rencontré Carolina, une surfeuse qui a décidé de créer sa marque, Captain Couturier, avec des vêtements et chaussures fabriqués à la main uniquement à partir de morceaux de tissus recyclés. Elle a accepté de nous prêter certaines de ses productions pour nos shooting. 

Le lendemain j’ai assisté Lou-Anne OLERON sur son shooting : elle avait trouvé un model originaire de la région pour porter les tenues de Carolina. Malgré le fait que ce shoot se soit fini sous la pluie j’ai passé un très bon moment. Durant ce shooting j’en ai profité pour voler quelques portraits de la superbe Noemy et faire quelques photos avec les chaussures portées. Par la suite, j’ai shooté les espadrilles sur la plage et près d’un petit cabanon abandonné 

Après ces quelques jours très chargés nous avons profité d’une journée plus calme pour aller visiter les ateliers de création des collections Rip Curl grâce à Taki Bibelas et Fabrice Laroche. Il ne nous a pas été possible de prendre des photos à l’intérieur de ces lieux mais malgré ça, cette visite était très intéressante. L’après-midi nous avons même pu participer à un cours de surf !

Au cours de ce voyage, nous nous sommes essayés à la photo dans l’eau mais ce fut peu concluant. Nous avons été secoués par beaucoup de grosses vagues mais j’en garde de très bons souvenirs.

Lors de mon retour (et après quelques jours de repos bien mérités), j’ai édité mes photos et développé mes négatifs. Nous devions envoyer une large sélection de photos à Taki pour son magazine alors j’ai décidé de lui envoyer plusieurs petites séries. Quelques jours plus tard, il nous a fait part de ses choix et par la suite il nous a envoyé un exemplaire du magazine. Le voici :

Merci à Fabrice Laroche et Taki Bibelas pour cette superbe expérience et pour cette 1ère publication ! Merci aussi à Lou-Anne ma super coéquipière de randonnées de l’extrême 😉

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Mes voyages

Grâce à Gobelins – l’école de l’image – et à ses nombreux intervenants de qualité, j’ai eu l’occasion de prendre part à quelques voyages. Ces voyages ayant une visée photographique évidemment !

Je vous propose donc de découvrir mes aventures au travers des articles ci-dessous : (chaque week end de juillet un nouvel article sera disponible)