Au fil de la laine en Toscane

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. Pour ce dernier voyage nous nous rendons en Toscane afin de réaliser un double projet !

Pour ce voyage nous sommes, comme pour le workshop à Villemer, partis à 10 : 5 étudiants de 1ère année et 5 de 2ème année. C’est Hervé Bialé, notre professeur de retouche, qui a organisé ce séjour. Il avait un contact au sein de l’entreprise Fili di lana et nous a donc proposé de travailler en collaboration avec eux pour leur fournir des photos de leurs produits. Fili di lana est une société qui fabrique des foulards, des étoles, des chapeaux, des gants, des ponchos etc. le tout entièrement made in Italy. 

Durant ce voyage je souhaitais réaliser en plus des photos des produits, un mini film avec des plans en noir et blanc dans l’usine et des plans en couleur avec les foulards flottant au vent dans les paysages toscans pour promouvoir le made in Italy. Je devais également réaliser, comme les autres élèves de 2ème année présents, une série d’images pouvant être utilisées dans le cadre du workshop “risographie”, organisé en parallèle de ce voyage. 

Dès notre arrivée, après un bon plat de pâtes à la carbonara préparé par nos hôtes, nous sommes allés découvrir l’usine et les produits de la marque. Puis nous sommes partis nous balader dans le village où nous logions. Des paysages magnifiques se dressaient devant nous. Nous en avons donc profité pour faire quelques photos à l’argentique. Voici quelques photos backstage.

Charlotte souhaitait s’essayer à la photographie de nuit. Je l’ai donc assistée dans ses expériences et j’en ai profité pour faire quelques tests également. Voici le résultat :

Les jours qui ont suivi, nous avons visité les villages des alentours. Nous en avons profité pour faire des photos pour le workshop “risographie”. Le thème de celui ci était “architecture fantasmée et paysage urbain”. Lors de la prise de vue, il fallait penser à prendre en compte le fait que ces photos seraient imprimées en risographie. C’est-à-dire imprimées en 2 ou 3 couches colorées seulement. Pas d’inquiétude si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous ferai un petit article sur le sujet pour la photo technique de septembre ! 

Dans un premier temps, je souhaitais réaliser des photos d’objets ou de lieux sacrés mais cela ne m’a pas enthousiasmé très longtemps. J’ai donc photographié à l’argentique des paysages urbains et végétaux que je pourrais associer ensemble pour le rendu. 

Après quelques jours à se balader, il était temps de rentrer dans le vif du sujet. Nous avions un après-midi pour déambuler dans l’usine afin de réaliser toutes les images que nous souhaitions. J’ai donc pris mon Steadicam (un système stabilisateur de prise de vues portatif) et le Sony alpha 7R de l’école et je me suis mise au travail.

Le lendemain j’ai filmé les foulards dans les paysages toscans et la maison, typique, que nous occupions.

Après ce périple nous avons enchaîné avec le workshop “risographie” puis j’ai réalisé un stage, je n’ai donc pas eu le temps de finir de monter le film mais je vous le dévoilerai fin août !

Hervé nous avait organisé quelques rencontres durant ce voyage, dont la première avec la scuola de la fondazione Studio Marangoni di Firenze. Avec les élèves de cette école, nous avons fait un échange sur des lectures de portfolios pour comparer nos travaux et s’enrichir mutuellement. Nous avons également rencontré un architecte italien du nom de Franco Vannini, qui nous a fait un petit cours sur l’histoire de l’art en Italie.

Merci à Hervé et Elisabetta, nos organisateur et hôte de ce voyage mais surtout nos papa et maman de ce séjour. Merci également à l’équipe de Fili di lana qui nous a ouvert les portes de son usine et prêté ses produits. 

Pour finir, merci à mes super acolytes de voyage Eugénie, Charlotte, Marjory et Lucie notre super pilote !

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Le mélange des espaces à Villemer

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. Cette fois-ci nous sommes partis en Bourgogne pour réaliser un workshop sur le thème “inside/out” afin de faire une exposition pour la journée portes ouvertes de l’école.

Avec 5 élèves de première et deuxième années mélangé, nous avons donc fait route vers Villemer. Nous avons eu la chance d’être logés dans la maison d’un de nos professeurs : Maroussia Podkosova. Cette demeure était remplie d’objets en tout genre qui ne demandaient qu’à être dépoussiérés et exploités.

Le lendemain de notre arrivée nous avons fait une petite réunion pour parler du thème, de nos idées et pour chercher des inspirations. Nous avons également fait du repérage autour de la maison pour trouver des lieux adaptés aux shoots.

Le thème et les lieux m’ont beaucoup inspiré. J’ai décidé de réaliser une série qui dénonce cette envie de retourner à la nature tout en conservant notre confort, souvent peu éco-responsable il faut bien le dire ! Nous souhaitons faire entrer la nature à l’intérieur de nos maisons pour avoir bonne conscience mais dans ce cas, pourquoi ne pas mettre nos meubles en extérieur ?  J’ai donc choisi de recréer des espaces intérieurs au milieu des champs, loin de tout urbanisme. Pour matérialiser le mélange des espaces, j’ai choisi d’utiliser des portes et fenêtres qui délimitent l’espace intérieur. Mais il me fallait encore trouver ces éléments ! Par chance le voisin de notre logement avait des décors de cinéma et il a bien voulu nous prêter certaines choses. Ensuite fallait-il encore que tout ce bazar rentre dans ma voiture pour l’apporter dans les champs… 

Avec Eugénie et Charlotte nous nous sommes entraidées pour nos shootings respectifs. Cela s’est avéré bien utile pour avoir une assistance logistique et un œil différent sur les projets de chacune.

Le soir nous retouchions nos images tout en pensant à d’autres scénographies possibles avant d’aller cuisiner de bons petits plats entre copines.

Après quelques jours de shoot, dans la bonne humeur (mais aussi dans le froid !!) nous avons fait une nouvelle réunion pour parler de l’accrochage aux portes ouvertes de l’école. En raison du thème et des moyens humains que nous avions, il a été décidé très rapidement de recréer une maison à l’intérieur des studios de l’école. Nous avons créé des plans et commencé à placer les différentes séries à l’intérieur de ce lieu fictif en fonction du nombre d’images que chacun pensait pouvoir fournir.

Voici les images de la série que j’ai réalisé durant cette semaine intense, bien qu’un peu courte pour exploiter tout le potentiel de ce lieu.

Nous avons peu eu l’occasion de faire des photos personnelles ou de flâner aux alentours car l’élaboration de nos projets nous a pris tout notre temps libre. J’ai tout de même pu faire quelques photos à l’argentique que vous pouvez retrouver sur mon Zoom sur… le Brownie Junior Six-20.

Moi qui essaye de comprendre comment fonctionne le Kodak Brownie Junior Six-20

Quelques semaines après notre retour, nous avons monté l’exposition pour les portes ouvertes. Les premières années ont construit la maison avec Germain et par la suite, nous avons accroché les photos en dos bleu ou en cadres sur les murs selon le parcours que nous avions prévu pendant notre séjour.

Merci à Maroussia pour nous avoir proposé ce superbe thème et de nous avoir accueilli dans son cocon. Un grand merci également à Germain qui nous a aidé à réaliser nos idées les plus folles en ce qui concerne la scénographie. Et bien sûr, merci à Eugénie et Charlotte qui m’ont assisté malgré le froid et la pluie. Sans elles cette série n’aurait pas vu le jour.

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L’aventure Incadaqués

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. Les semaines précédentes je vous ai partagé mes expériences dans deux festivals français : la foire internationale de Bièvres et les promenades photographiques de Vendôme. En septembre, c’est en Espagne que j’ai participé à un festival photographique ! Pour la première fois Les Gobelins ont participé au festival Incadaqués et j’ai eu l’occasion d’y assister avec 9 autres étudiants et Ricardo Moreno, notre professeur référent durant ce voyage. Nous avons pris part à ce festival en temps que bénévoles pour aider à l’installation des expositions. 

Le festival Incadaqués se déroule fin septembre dans la ville de Cadaqués (la ville de Salvador Dali) et il regroupe 35 photographes qui exposent dans toute la ville.

Nous logions sur les hauteurs de la ville. Même si nous étions un peu loin du centre ville et que cela nous demandait encore un effort physique pour remonter là-haut après nos journées chargées, nous étions ravis d’avoir une aussi belle vue.

Le premier jour de travail nous avons déchargé les différents camions dans lesquels se trouvaient les œuvres. La ville étant aux trois quarts piétonne, il nous a fallu beaucoup de temps et d’énergie  pour apporter les œuvres dans leurs lieux d’exposition respectifs. Après un déjeuner plus que rapide, nous nous sommes rendus dans un local de vente à l’abandon pour le débarrasser et nettoyer de fond en comble. Ce local accueillera 3 photographes pour former la galerie Mia. Galerie dont nous serons en charge pendant tout le festival avec Charlotte et Lou-Anne.

Après l’avoir rangé, nous devions lui redonner un coup de jeune. Nous nous sommes donc armés de nos pinceaux et d’un grand pot de peinture blanche pour rafraîchir les murs et la façade du bâtiment. Bien que très long et peu passionnant, ce travail est indispensable (et finalement plutôt drôle à faire !). A peine avions nous fini qu’il fallait installer les oeuvres tout juste arrivées.

Durant les jours qui ont suivi, nous avons rencontré deux des photographes qui exposaient  la galerie Mia : Kalel KOVEN et Gil RIGOULET. Ce fut très enrichissant de pouvoir interagir avec eux sur la manière dont ils voyaient leur scénographie. Nous avons beaucoup appris en travaillant avec eux pour mettre en place leur vision selon l’espace et la disposition des murs que nous avions.

Nous avons eu beaucoup de difficultés avec notre galerie. Tout d’abord, ce n’était pas évident de trouver du matériel pour faire l’accrochage, car il y en avait très peu pour une dizaine de galeries. Il fallait souvent courir dans toute la ville après le marteau et les vis… Ensuite nous nous sommes rendu compte qu’il était impossible de planter un clou dans les murs de la galerie Mia car ils étaient trop durs. Après avoir posé des repères, nous nous sommes donc mis en quête d’une perceuse. 

Nous ne sommes pas restés très longtemps au chômage technique, car même si nous avions un contre-temps pour notre galerie, nous avons été réquisitionnés pour aider à décharger ou accrocher des oeuvres et même pour faire la scénographie d’autres expositions. Nous avons également dû afficher la signalétique pour le vernissage. Celle-ci se présentait sous la forme de dos bleus à accrocher sur les murs de la ville. Le rythme était épuisant mais les discussions avec les photographes ont su nous rebooster.

Quelques jours avant le vernissage nous avons été formés à vendre les tickets d’entrée. Ce n’était pas prévu et pas très passionnant mais nous l’avons tout de même fait de bon gré. Il était difficile de parler espagnol pour la plupart des étudiants mais fort heureusement, beaucoup de visiteurs parlaient français et nous avons tout de même réussi à nous faire comprendre.

Après avoir passé la journée à courir pour finir d’installer les expositions et à vendre des billets nous devions encore veiller au bon déroulement des vernissages, ce qui ne nous a pas permis d’en profiter pleinement.

Durant ces quelques jours, nous avons eu la chance de rencontrer l’équipe de Granon Digital qui était à l’origine des quotidiens distribués durant les 4 jours du festival. A l’intérieur se trouvaient certaines oeuvres des photographes avec la date et le lieu de leur vernissage. Les photos étaient réinterprétées grâce au procédé de la risographie. Ils étaient vendus par deux étudiantes de Gobelins, à la sauvette, dans les rues de Cadaqués. Cette revisite en risographie a d’ailleurs sûrement dû donner quelques idées à nos professeurs puisque qu’ils nous ont organisé un atelier de risographie en fin de deuxième année ! Vous découvrirez bientôt tout cela dans un article dédié.

Le dernier jour de notre périple nous avons enfin pris le temps de visiter tous ensemble les sentiers à côté de notre logement. Cela a été très ressourçant. Je regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour photographier cette magnifique ville qu’est Cadaqués mais voici tout de même quelques photos prises à l’argentique. 

Le bénévolat durant ce festival a été éreintant bien que constructif. Je sais désormais quels sont les indispensables pour monter plusieurs expositions en même temps lors d’un festival et l’importance de la communication entre les organisateurs, les bénévoles et les photographes exposés. J’ai également eu la chance de côtoyer deux photographes attachants qui nous ont fait confiance et qui on pris en compte notre avis durant l’accrochage de leurs œuvres. L’entraide entre étudiants et le soutien que nous pouvions avoir auprès de Ricardo était également très appréciables. Cette expérience aura permis de renforcer les liens que nous avions déjà au sein de la team Gobelins qui a participé à ce voyage.

PS : je tiens à remercier Lauréline, Lou-Anne et Charlotte pour m’avoir autorisé à utiliser leurs photos en illustration de cet article puisque les miennes ont disparu avec ma carte SD…

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Les promenades photographiques de Vendôme

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. La semaine dernière, je vous ai parlé de mon premier voyage à Biarritz. Aujourd’hui je vais vous parler du second. Durant l’été, c’est l’effervescence des festivals de musiques, mais pas seulement. La foire internationale de la photo à Bièvres annonce pour moi le début des festivals photographiques. Juste après arrive un autre festival que j’ai découvert il y a maintenant un an : les promenades photographiques de Vendôme.

Les promenades photographiques sont un appel à découvrir et à redécouvrir la photographie. Le festival met un point d’honneur sur la cohabitation entre, des photographies connues ou inédites de photographes renommés, des photographies oubliées et des auteurs en pleine émergence. Les expositions sont gratuites pour en permettre l’accès à tous. Dans cette idée de découvrir la nouvelle génération de photographes, le festival organise deux événements majeurs : Le prix mark Grosset qui récompense des étudiants en fin de cursus, et le Campus des promenades photographiques. L’événement se déroule dans toute la ville de Vendôme : chaque espace public est préparé en amont pour accueillir les expositions. C’est toute la ville qui s’investit pour l’occasion.

J’ai pu participer à ce campus en 2018  grâce à l’école qui propose chaque année à quelques uns des ses étudiants en première année d’y participer. Cette année, nous étions six.

Après quelques heures sur les nationales, nous sommes arrivés dans ce magnifique village. Malgré sa petite taille, nous avons réussi à nous perdre pour trouver le camping qui accueillait tous les étudiants participant au campus. Ce lieu est un endroit clé de cette aventure car tous les étudiants s’y retrouvent et cela permet de discuter sur les pratiques photographiques de chacun ainsi que sur nos différents parcours. 

Après s’être installés, nous avions rendez-vous dans les locaux d’une troupe de théâtre qui nous ont été gracieusement prêtés pour devenir le QG du campus. Mat Jacob (photographe et CO fondateur du collectif Tendance Floue), qui supervise ce campus, nous a fait part des thèmes, du déroulement et de la finalité du projet. Durant cette réunion nous avons retrouvé Maroussia Podkosova, notre référente pour ce séjour, mais aussi les élèves et référents des 4 autres écoles présentes pour le campus : l’EMI, l’ETPA, l’atelier photo de la Sorbonne, Agnès Varda (Belgique)

Le thème principal était « Slogans de Mai 68 », mais nous avions 5 sous thèmes : 

  • La vie est ailleurs 
  • L’imagination au pouvoir 
  • La liberté en chantier 
  • La beauté et dans la rue 
  • Vivre au présent

Ces sous-thèmes avaient pour but de créer des groupes, dans lesquels il était possible de créer des images de groupe ou des images individuelles. Mais le but final était de réaliser une fresque commune à tous les groupes.

Personnellement j’ai choisi d’intégrer le groupe “Liberté en chantier” et comme le dit si bien Laureline Reynaud du blog Par les yeux de la Coccinelle, je fus “ le vilain petit canard du groupe Liberté en chantier » puisque  j’ai préféré faire une série personnelle plutôt que de participer à l’image collective qui avait été décidée par mon groupe. Je vous laisse d’ailleurs aller jeter un coup d’œil, à son article pour découvrir son avis sur ce campus. Elle y parle également des différentes séries réalisées par les élèves de Gobelins.

Le lendemain de ce brief nous avons eu une réunion avec le responsable France de Fujifilm  qui nous a fait découvrir le boîtier Fuji X-PRO 2. Des boîtiers ont été mis à notre disposition tout au long du séjour. C’était l’un des nombreux et jolis partenariats que le campus propose. Dans l’après-midi nous avons eu un moment par groupe pour parler avec les référents de chaque école de nos idées afin de mûrir les projets et de trouver des solutions à nos différentes problématiques.

Le troisième jour nous avons commencé à shooter. Nous n’avions que quelques jours pour cela. Pour ma part je n’ai pas beaucoup shooté mais j’ai eu l’occasion de poser pour nos amis de l’école belge, Badr et Samir qui réalisaient des mises en scène chez les habitants du village. Grâce à eux j’ai vécu de beaux moments de partage avec les habitants.

Après ces quelques jours de création d’image et de discussion avec les référents et les autres étudiants sur l’avancement de nos séries, les référents de chaque école ont dû trancher sur la manière d’agencer les photos sur le mur. Cette étape a été une grande source de débats car il est difficile d’accepter que l’intégralité de chaque série ne sera finalement pas affichée. C’est frustrant de s’investir autant et de n’avoir qu’une seule partie de son travail présentée. Avec du recul, je me suis rendu compte que les référents devaient faire un choix et que c’était le résultat final et collectif qui importait le plus.

Après une journée et une longue nuit de réflexion, le choix des photos était fait. Il ne nous restait plus qu’à traiter nos images pour les envoyer à Picto afin de les faire imprimer sur du dos bleu. Un ambassadeur Picto était à nos côtés pour nous expliquer comment bien préparer ses images pour l’impression.

Nous avons ensuite eu quelques jours plus calmes durant lesquels nous avons eu des regroupements pour assister à des conférences durant lesquelles nous avons eu l’occasion de participer à des lectures de book collectives, des rencontres avec des photographes et des organismes photo.

Les tirages arrivés, nous avons tous ensemble participé à l’affichage. La particularité des photos à dos bleu est qu’elle se collent à la manière d’un papier peint. C’est ce procédé qui est généralement utilisé pour les affiches dans le métro. Cela a été un travail de longue haleine mais plutôt intéressant. Nous en avons également profité pour aider les bénévoles à préparer les autres expositions.

Le travail d’une semaine et demie était fini ! Place au vernissage !

Le vernissage s’est déroulé sur deux jours. Il a pris la forme d’une promenade dans la ville au gré des expositions. Ce fut un moment magique. De plus, lors de ce vernissage il était possible de rencontrer de grands photographes comme Sarah Moon.

Durant ce séjour, j’ai choisi de montrer la liberté à travers la nature car pour moi elle ne répond à aucune interdiction. Le thème que j’ai choisi étant  » la liberté en chantier » j’ai trouvé intéressant d’intégrer des panneaux de signalisation de chantier dans les paysages. Vous me direz “mais où trouver des panneaux de signalisation sans les emprunter illégalement sur les chantiers ?”. Comme je vous l’ai dit précédemment, toute la ville s’investit dans ce festival mais aussi pour le campus ! Grâce à cela j’ai pu demander au responsable signalisation de la voirie s’il pouvait me prêter quelques uns de ses panneaux. Il a accepté avec plaisir et j’ai chargé 5 panneaux de signalisation dans ma petite voiture (d’ailleurs je remercie Louise et Léa qui m’ont aidé à les charger et à les déplacer !).

Voilà maintenant mon travail durant ce séjour :

Aujourd’hui je ne suis plus tout à fait convaincue par cette série. Car après avoir pris du recul, je pense que je ne suis pas allée suffisamment loin dans mon idée et dans sa réalisation. Je me suis probablement plus investit plus dans le côté humain, dans la rencontre d’autres étudiants et dans l’apprentissage de ce qu’est la préparation d’un festival. Je voulais tout de même vous montrer le résultat même si ce n’est pas ce que je retiens de cette expérience active dans un festival photo. Les rencontres que j’y ai fait, la découverte et la satisfaction d’avoir participé à ce festival sont plus importants.

Les pieds dans l’eau à Biarritz

Ça y est, en septembre je débute ma dernière année à Gobelins – l’école de l’image. Durant ces deux dernières années j’ai, grâce à l’école, pu participer à plusieurs projets extérieurs. Mon premier voyage était une mission qui a duré une semaine. Nous sommes une petite dizaine d’élèves à être partis avec le magazine Basque international à Biarritz. Le but de ce voyage était que chacun d’entre nous réalise une série d’images qui seraient intégrées dans le magazine.

Dès notre arrivée à Biarritz nous avons rencontré Taki Bibelas, le créateur du magazine mais aussi un grand photographe de mode qui nous a expliqué le fonctionnement de ce biannuel. 

Après une bonne nuit de sommeil pour nous remettre de notre périple en bus nous avons décidé d’aller visiter les alentours du camping, situé à 5 minutes de la plage. Appareil argentique au tour du cou, nous avons fait une petite randonnée de repérage sur les sentiers qui longent les bords des falaises. Des paysages sublimes se dressaient devant nous. Les jours qui ont suivi nous avons continué à explorer les environs, de jour comme de nuit.

Un soir nous avions rendez-vous avec Taki Bibelas pour l’assister sur un shooting de la marque Rip Curl qui avait prêté des vêtements. Celui-ci devait être intégré dans le magazine. Voir un photographe aguerri shooter dans ces magnifiques paysages était très captivant.

Source : @photogobelins

Un autre soir nous sommes allés à la rencontre d’un club de surf, sujet incontournable à Biarritz et donc dans le magazine Basque international !

Nous avons rencontré beaucoup de monde et certains étudiants ont fait des portraits des surfeurs mais personnellement j’ai préféré me faufiler dans le local de l’association, avec leur accord bien évidemment. Ce lieu était plutôt photogénique.

Ce soir-là nous avons également rencontré Carolina, une surfeuse qui a décidé de créer sa marque, Captain Couturier, avec des vêtements et chaussures fabriqués à la main uniquement à partir de morceaux de tissus recyclés. Elle a accepté de nous prêter certaines de ses productions pour nos shooting. 

Le lendemain j’ai assisté Lou-Anne OLERON sur son shooting : elle avait trouvé un model originaire de la région pour porter les tenues de Carolina. Malgré le fait que ce shoot se soit fini sous la pluie j’ai passé un très bon moment. Durant ce shooting j’en ai profité pour voler quelques portraits de la superbe Noemy et faire quelques photos avec les chaussures portées. Par la suite, j’ai shooté les espadrilles sur la plage et près d’un petit cabanon abandonné 

Après ces quelques jours très chargés nous avons profité d’une journée plus calme pour aller visiter les ateliers de création des collections Rip Curl grâce à Taki Bibelas et Fabrice Laroche. Il ne nous a pas été possible de prendre des photos à l’intérieur de ces lieux mais malgré ça, cette visite était très intéressante. L’après-midi nous avons même pu participer à un cours de surf !

Au cours de ce voyage, nous nous sommes essayés à la photo dans l’eau mais ce fut peu concluant. Nous avons été secoués par beaucoup de grosses vagues mais j’en garde de très bons souvenirs.

Lors de mon retour (et après quelques jours de repos bien mérités), j’ai édité mes photos et développé mes négatifs. Nous devions envoyer une large sélection de photos à Taki pour son magazine alors j’ai décidé de lui envoyer plusieurs petites séries. Quelques jours plus tard, il nous a fait part de ses choix et par la suite il nous a envoyé un exemplaire du magazine. Le voici :

Merci à Fabrice Laroche et Taki Bibelas pour cette superbe expérience et pour cette 1ère publication ! Merci aussi à Lou-Anne ma super coéquipière de randonnées de l’extrême 😉

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Mes voyages

Grâce à Gobelins – l’école de l’image – et à ses nombreux intervenants de qualité, j’ai eu l’occasion de prendre part à quelques voyages. Ces voyages ayant une visée photographique évidemment !

Je vous propose donc de découvrir mes aventures au travers des articles ci-dessous : (chaque week end de juillet un nouvel article sera disponible)

Mes formations

Bachelor Photographie – Gobelins l’école de l’image

2017-2020

  • Répondre à des commandes photographiques professionnelles
  • Maitriser le logiciel de prise de vue Capture One
  • Maitriser le prise de vue avec les appareils numérique des marques Canon, Nikon, Hasselblad
  • Maitriser l’éclairage studio au flash (Broncolor)
  • Savoir gérer une régie studio
  • Apprendre à créer un profil d’imprimante
  • Savoir faire des tirages photo avec les imprimantes  Epson Stylus Pro 9900 et 4450
  • Apprendre le développement de film photographique noir et blanc
  • Approfondir mes compétences sur le tirage argentique noir et blanc

Diplôme : Certification professionnelle « Photographe », titre de niveau II (FR) et niveau 6 (EU) enregistré au RNCP n°25504
C
ode NSF : 323t Réalisation du service : montage, éclairage, prise de vue et prise de son

Prépa Gobelins : option photographie – Gobelins l’école de l’image

2016-2017

  • Révision des bases de la technique photographique
  • Création d’un book photographique
  • Développement de la culture artistique et photographique
  • Formation au dessin (croquis de prise de vue et rough)

Stage noir et blanc – James Vil Photography

Avril 2014 (1 jour)

  • Maitriser les réglages et la prise de vue en noir et blanc
  • S’initier aux retouches et à l’impression photographique

Stage de nuit – James Vil Photography

Avril 2014 (1 jour)

  • Maitriser les réglages et la prise de vue
  • Comprendre le principe de la pose longue
  • S’exercer à la technique du filé

Baccalauréat professionnel photographie – Lycée Étienne-Jules Marey (Boulogne-Billancourt)

2013-2016

  • Découvrir et s’exercer la photographie à la chambre 4×5 inches
  • Apprendre les bases du tirage argentique noir et blanc
  • Maitriser la technique photographique numérique et argentique
  • Maitriser l’éclairage de studio continu
  • Apprendre les bases de la retouche photographique sur Photoshop
  • Connaitre les précurseurs de la photographie

Diplômes : Baccalauréat professionnel photographie & Brevet d’Etudes Professionnelles photographie

Stage d’initiation à la photographie : « Début d’une expérience » – Deviens photographe, Benoit Thibaudeau

Janvier 2013 (1 jour)

  • Comprendre et tester ce qu’est la vitesse d’obturation, l’ouverture, les ISO
  • Se familiariser avec les différents objectifs

Mes expériences

Stage de formation en photographie culinaire – Jean-Blaise Hall

Février 2019 (3 semaines)

  • Découverte des différentes missions d’un photographe culinaire : photos pour une carte de restaurant, photos publicitaires, photos pour un livre de recette, photos pour site internet
  • Observation de la réalisation des photos pour une carte de restaurant
  • Assistanat sur des photos pour un site internet
  • Recherche dans les archives pour créer un book pour un projet à venir
  • Apprentissage des codes de la photo culinaire
  • Apprentissage du logiciel Helicon Focus
  • Apprentissage du logiciel Phocus

Bénévolat au Festival International de photographie «In Cadaqués» – Cadaqués

Septembre 2018 (1 semaine)

  • Découverte de l’organisation d’un festival
  • Réorganisation d’un espace commercial pour le transformer en Galerie d’exposition
  • Montage et démontage d’expositions
  • Distribution du quotidien du festival
  • Affichage de la signalétique (dos bleu, cartel)
  • Agent d’accueil lors des vernissages
  • Agent de point de vente et information sur le festival

Participation au campus international « Les promenades photographiques » – Vendôme

Juin 2018 (10 jours)

  • Réalisation d’une œuvre photographique commune
  • Participation à l’accrochage des expositions
  • Collage de dos bleus

Stage de formation en photographie et retouche de nature morte – Studio Palast

Avril 2018 (1 mois)

  • Suivi de toute la chaîne de production d’une photo publicitaire (brief, recherche, présentation d’idées, shooting, retouche, livraison des images)
  • Apprentissage de techniques de retouche spécifiques
  • Apprentissage de techniques d’éclairage

Reportage photographique – Paris Photo

Novembre 2017 (1 semaine)

  • Réaliser un reportage sur l’installation de l’exposition Paris Photo au Grand Palais
  • Faire des photos en argentique et numérique
  • Créer des diptyques mettant en parallèle le travail et l’outil
  • Réaliser des bâches imprimées et un catalogue d’exposition

Stage de formation en photographie événementielle – Prestige Studio

Juin 2017 (4 semaines)

  • Réaliser des photos de mariage
  • Réaliser des photos de soirées d’élèves dans un lycée
  • Créer des maquettes d’album de mariage sur le logiciel Photoshop

Reportage photographique corporate – La Fabrique

Novembre 2016 (3 jours)

  • Répondre à une commande 
  • Réaliser les photos des locaux de l’école
  • Réaliser des photos des machines techniques
  • Réaliser des visuels de travaux d’élèves
  • Retravailler les photos pour les livrer avec une taille et un poids précis dans le but d’une publication web

Stage de formation en photographie scolaire – Prestige Studio

Novembre 2015 (6 semaines)

  • Réaliser des photos de portrait d’enfant et des photos de classe dans les écoles
  • Retoucher des photos grâce au logiciel ACDSee Pro
  • Imprimer des photos avec l’imprimante Fujifilm Frontier-S
  • Créer des visuels de calendrier sur Indesign
  • Créer des scriptes sur Photoshop

Photographe pour un mariage de particuliers

Octobre 2015 (1 jour)

  • Réaliser un reportage photo d’un mariage au flash cobra
  • Réaliser des photos de groupe
  • Retoucher et imprimer les photos
  • Faire le design d’un album photo

Stage de formation en photographie de Packshot – AtooDog

Juin 2015 (1 mois)

  • Réaliser des photo de produit pour le site internet Atoodog.fr
  • Apprendre à détourer des objets avec l’outil plume dans Photoshop pour les réinsérer sur un fond totalement blanc
  • Réaliser un shooting pour animaux de compagnie dans un magasin partenaire
  • Imprimer des photos sur tapis de souris avec une presse de transfert électromagnétique Secabo TC5

Stage de formation en photographie documentaire – Hervé Monnier

Février 2015 (1 mois)

  • Réaliser des photographies pour un book d’une mannequin mode
  • Réaliser des photos documentaires dans les rue de Paris
  • Découvrir la photographie d’architecture
  • Apprendre à se servir du scanner de négatif ou diapositive Nikon 8000

Stage de formation en photographie de presse – Panoramique

Juin 2014 (1 mois)

  • Découvrir des différents métiers d’une agence de presse (iconographe, rédacteur, pigiste, webmestre …)
  • Découvrir le fonctionnement d’une agence de presse
  • Réaliser des reportages d’illustration
  • Réaliser des photos de courses hippiques
  • Réaliser des reportages d’actualité
  • Apprendre à utiliser le logiciel Bridge
  • Apprendre à légender des photos
  • Gagner en autonomie et prendre confiance en moi pour aller vers des personnes à photographier dans la rue

Stage de formation en tirages d’art et encadrement – Art Photo Lab

Mars 2014 (1 mois)

  • Apprendre à gérer des commandes
  • Apprendre à tirer des photo avec une Epson pro
  • Apprendre à calibrer une imprimante avec spectrophotomètre
  • Réaliser des passe-partout en biseau a l’aide de massicot a lame inclinée

Reportage photographique – Collège Auguste Renoir (Chatou)

Juin 2013 (1 jour)

  • Réaliser un reportage sur la fête du collège
  • Publier les photos prises dans le journal de la ville de Chatou

Stage de découverte en entreprise – Studio Gilles Dittman

Octobre 2012 (1 semaine)

  • Découvrir les bases de l’éclairage studio pour des portraits
  • Découvrir le monde de l’entreprise dans le secteur de la photographie

Un nouveau look pour la nouvelle année !

Avec l’arrivée de 2018, Meli-Melo s’enrichit d’une partie portfolio.

L’occasion de découvrir de nouveaux clichés mais cette fois sans explications. Le but de cette section étant de présenter mes travaux de manière plus professionnelle. Vous y retrouverez la plupart des catégories et séries que vous connaissez déjà mais aussi des exclusivités.

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2018, pleine d’aventure et de bonheur.

Et pour bien la commencer, une petite photo de la vie par -23°C dans le grand nord Canadien 😉

 

A Propos 2.0

GRELAUD Camille 2Voilà Voilà,  cela fait désormais un mois que je suis rentrée à Gobelins – l’école de l’image – dans la section photo, évidemment ! 😀 Je me suis donc dit que je devais vous faire une petite mise à jour. Pour les habitués vous pourrez constater l’évolution de mon travail de vous même, mais pour les petits nouveaux je vais vous raconter qui je suis.

Il y a maintenant 4 ans j’ai commencé à faire de ma passion un projet de vie. De 2013 à 2016 j’ai prépare un bac professionnel Photographie au lycée Etienne-Jules Marey à Boulogne-Billancourt. Bac pro que j’ai d’ailleurs obtenu avec la mention bien ! Bien que cette formation ait été un moyen de confirmer mon désir de devenir photographe, je ressentais le besoin de voir autre chose, d’apporter à mon côté technique un sens plus artistique et professionnel. De là est venu mon envie de rentrer à Gobelins.

Durant mes 3 années de bac pro, j’ai eu la chance d’effectuer des stages dans différents domaines de la photographie et cela m’a donné une bonne vision de la grande variété de choses à faire dans ce milieu. Je sais aujourd’hui ce que j’aime faire ou non et j’ai appris de nouvelles techniques parfois pas très conventionnelles mais très efficaces.

L’année dernière j’ai fait mes premiers pas dans cette école prestigieuse qu’est Gobelins, en faisant l’année de Prépa. Durant celle-ci j’ai préparé mon book mais j’ai surtout beaucoup évolué sur ma façon de voir la photographie. Elle n’est pas seulement esthétique ou technique, c’est un outil de communication. Grâce à elle nous pouvons délivrer des messages. C’est ce qui me plait et c’est ce que j’essaie de faire le plus possible. Chacune de mes séries personnelles raconte une histoire, sensibilise sur un sujet, et les photos individuelles font passer un message qui me tient à cœur. Vous trouverez également sur mon site les projets que je vais réaliser pour ou pendant mes cours. Petite nouveauté 2017, je me lance dans des articles un peu plus dynamiques qui ne présentent pas uniquement mes photos ! Vous les retrouverez dans les rubriques « Mon avis sur … » et « A la manière de … ».